une remarque à l'emporte pièce d'un militant engagé de la cause gabonaise e pousse à rebondir sur une problématique plus large " au gabon , tout le monde fait n'importe quoi et ça commence à être aussi comme ça , içi chez vous .." pas de dérive politique , tenons nous en au sentiment lié à la remarque : une société qui fonctionne est organisé selon l'intérêt collectif .
sans doute faute d'une transition post coloniale ratée , l' Afrique n'a pas su de doter de ce qui aurait pu lui donner une véritable indépendance , une conception juste et autonome de l'autorité entre un état et une fonction publique fiable , un "contrat social " mais nous même nous nous éloignons de ce qui fut une force pour progresser ( le psychodrame larmoyant d'autorité de notre président ne réinsuflera pas la vie à un pays qui se découpe façon puzzle ) . Je préfère pour m'éloigner de l'idéologie évoquer le paradoxe d'olson , 10 villageois ont 2 chemin pour aller aux champs un de 10 min un de 2 heures , un arbre tombe et rend le chemin le plus court impraticable , il faut 8 heures pour enlever l'arbre si c'est chacun pour soi , désormais tout le monde perdra 110 min pour aller travailler , si il une"intelligence" collective , il y aura mobilisation pour 8 heures collective , puis le chemin court sera à nouveau praticable . c'est le contrat commun dans sa plus simple expression , celle au bénéfice de tous , cette stratégie commune est gagnante . mais se greffe la stratégie du passager clandestin :" je laisse les neufs autre faire et je profite et du résultat de mon travail personnel ", c'est cette stratégie gagnante à la marge qui triomphe , vous l'avez compris elle ramène peu à peu à la situation originelle , chacun pour soi .